Aller au contenu principal
Fermer

Intermarché doit céder 3 des 81 magasins rachetés à Colruyt, dit l'Autorité de la concurrence
information fournie par Boursorama avec AFP 17/02/2026 à 17:37

( AFP / LOIC VENANCE )

( AFP / LOIC VENANCE )

Le distributeur français Intermarché devra céder 3 des 81 magasins rachetés au belge Colruyt, a indiqué mardi l'Autorité de la concurrence, qui a autorisé les autres reprises.

L'Autorité de la concurrence fait état dans un communiqué "d'un engagement de cession d'un magasin dans trois zones locales où elle a identifié des risques d'atteinte à la concurrence".

Ainsi, Intermarché devra céder "à un ou plusieurs concurrents qui doivent être agréé(s) par l'Autorité", les magasins rachetés à Colruyt à Poligny (Jura), Brazey-en-Plaine (Côte-d'Or) et Sainte-Foy-l'Argentière (Rhône).

"Ces engagements permettront de garantir le maintien d'une concurrence suffisante et de protéger les intérêts des consommateurs sur les marchés concernés", selon l'Autorité, qui assure qu'elle "contrôlera la mise en œuvre de ces engagements avec l'appui d'un mandataire indépendant agréé".

Le distributeur belge Colruyt, implanté en France depuis 1996, essentiellement dans le quart nord-est, avait annoncé en juin que le groupement de distribution Les Mousquetaires/Intermarché s'engageait à acquérir 81 des 105 magasins de son réseau intégré français, pour un montant total d'environ 215 millions d'euros.

L'Autorité de la concurrence a examiné 31 opérations de concentration qui ont concerné 43 supermarchés, les autres n'étant pas soumises à son avis, et a autorisé 28 opérations sans conditions.

"L'Autorité s'est assuré que les consommateurs bénéficient d'alternatives suffisantes, tant pour les courses du quotidien que pour des courses plus substantielles, qui peuvent nécessiter de faire des trajets plus longs", souligne l'institution.

Outre les magasins cédés à Intermarché (ITM), 14 ont été repris par Leclerc, 3 par Carrefour et 2 par Super U.

Cinq magasins ne seront toutefois pas repris, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire), conduisant à la suppression de 53 emplois, avaient déploré fin janvier les syndicats.

Ils avaient précisé qu'au total, le départ de Colruyt allait conduire à la suppression de plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura).

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires